Les additifs, une gamme large : faire des utilisations payantes

Les additifs ne sont pas la solution à un problème rencontré en élevage. Toute expertise en élevage doit commencer par une visite à 360 degrés de tous les animaux de l’exploitation. La vérification de la mise en œuvre des fondamentaux est prioritaire et la mise en place d’un plan d’actions validé et adapté sera la clef de la réussite. L’utilisation d’additifs doit se faire en complément.

Pour favoriser l’entrée en lactation, l’utilisation d’un minéral spécial taries avec une BACA négative est préconisée car elle permet de réduire le nombre de fièvres de lait. Des vaches délivrées sont synonymes de vaches en forme en début de lactation. Le chlorure de magnésium et le chlorure de calcium sont les additifs à connaître.

Pour soutenir les fonctions hépatiques, la distribution d’acides aminés est nécessaire. Le niveau de la ration peut se situer autour de 16% de protéines si les besoins en méthionine et lysine sont couverts.

L’acétonémie est limitée avec les précurseurs de glucose. Les produits à base de propylène glycol sont la référence. Ce traitement préventif confère une immunité supérieure.

Pour augmenter l’énergie en début de lactation, les acides gras (huile de palme) fractionnés ou hydrogénés sont intéressants. Ils peuvent participer à réduire les pertes d’état et rétablir plus rapidement le bilan énergétique. La reproduction pourra bénéficier de cet effet.

La suspicion de mycotoxines dans les ensilages est de plus en plus présente. Des animaux plus fragiles avec des bouses hétérogènes, les poils piqués et une baisse de la fertilité peut nécessiter le recours à un capteur composé d’argile, de charbons et d’enzymes.

La digestibilité des parois végétales a tendance à diminuer avec le dérèglement climatique. Des recherches sont réalisées pour trouver des probiotiques capables d’améliorer la fabrication d’acides gras volatils par les bactéries du rumen. Les levures ont été les premiers nutriments commercialisés. Plus récemment, des enzymes sont apparues. Des nouveautés arrivent sur le marché, par exemple les iso acides.

 

Le saviez-vous ? Comment réaliser un produit « stress thermique » efficace

3 axes

Améliorer le fonctionnement du rumen avec du bicarbonate et des levures

Limiter le stress oxydatif pour préserver l’immunité via béta caroténe vitamine E et sélénium

Réguler la température corporelle, la salivation et l’hydratation via l’extrait de plantes, du sodium et du potassium.

 

 

Légende du schéma :

THMA : Taries, Hygiène au vêlage, Appétit en début de lactation, Management de la reproduction

CMV : Complément, Minéral, Vitamines

 

Patrice Dubois, Rhône Conseil Elevage

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