Progresser en production de lait par vache est possible. Cela passe par un travail méthodique de combinaison d’outils et d’amélioration de postes importants. Vos conseillers d’élevage sont présents à vos côtés pour vous accompagner.
Les techniciens de conseil élevage ont la particularité d’être indépendants. Ils ne vendent aucun produit alimentaire ou nutritionnel.
Ils apportent un œil extérieur important lorsque les éleveurs voient leurs animaux tous les jours et sont parfois bloqués dans leur quotidien qui ne leur permet pas d’aller chercher informations et techniques innovantes. Les conseillers sont également présents pour aller chercher ces informations et innovations, les vulgariser, tout en gardant systématiquement une veille technique qui viendra nourrir les attentes des éleveurs.
Le conseiller d’élevage a à sa disposition des outils de suivi en appui (données contrôle de performance ou données monitoring/robot, données Interpro, analyses acides gras…) qui lui permettent de suivre à distance l’élevage.
Le conseil en nutrition va plus loin que le simple fait d’utiliser son rationneur.
Il faut prendre en compte les objectifs de l’éleveur, mais aussi les contraintes de l’exploitation, qu’elles soient pédoclimatiques, sociales, ou encore économiques. C’est finalement tout un travail sur l’approche globale pour réussir à augmenter la production de lait par la nutrition.
Le premier point de travail est la qualité des fourrages. Accompagner à la gestion du sol par le suivi agronomique, mais aussi à choisir les types de fourrages adaptés aux sols de l’exploitation et à la finalité recherchée (rendement, autonomie protéique…), et surtout aider à prévoir les dates de récoltes afin d’obtenir des fourrages récoltés au stade optimum. La conservation des fourrages est aussi clé de leur qualité. Charge au conseiller d’alerter l’éleveur si les conditions de conservations doivent être améliorées.
Le deuxième point de veille est la qualité de vie des animaux. L’abreuvement est-il de qualité et suffisant ? Le couchage est-il confortable et suffisant ? La ration est-elle accessible et suffisante ? La note d’état de forme du troupeau est-elle satisfaisante ? … Tout autant de points de vigilance nécessaires qui peuvent venir empêcher ou rendre compliquée la progression de la production s’ils ne sont pas respectés.
La nutrition et le suivi du renouvellement est primordial. Nous savons que les 6 premiers mois de vie de la génisse vont conditionner sa mise à la reproduction, mais également les performances de ses futures lactations. Il est nécessaire de veiller au bon démarrage des veaux, et ce dès la naissance, puis durant la phase lactée, au sevrage, et tout au long de sa croissance.

1ère mesure d’état des lieux. Beaucoup d’animaux en dessous des courbes objectif vêlage précoce.

Mesures régulières, suivi ration. 2ans après, très peu d’animaux sous les courbes objectif
Enfin, le suivi nutrition des vaches taries et en préparation vêlage ne doit pas passer outre le reste. C’est le suivi qui permettra aux laitières de démarrer au mieux leur lactation. Et même si les conditions d’élevages sont parfois limitantes pour optimiser au mieux cette phase de la vie de la vache, des solutions existent pour proposer aux éleveurs des pratiques simples et efficaces !
Une fois que l’on a à disposition des fourrages bien conservés et de bonne qualité, un environnement propice à l’expression du potentiel, des vaches bien préparée au vêlage qui donneront naissance à des génisses aux petits soins, alors il sera plus facile de travailler la nutrition au bon vouloir des objectifs de chacun !
Florine Damians, ACSEL Conseil Elevage
Témoignage
GAEC du Moleson (01). 3 associés, 1 salarié. 150 vaches laitières. 1 680 000L vendus à Bressor. 250 ha. 150 veaux de boucherie en intégration.

« Historiquement nous travaillions avec des matières premières et des conseils de personnes neutres.
L’arrivée de Karyl, notre conseiller ACSEL, en 2023 nous a permis grâce à sa force de proposition de retrouver un œil neuf avec une approche économique importante.
Nos principaux objectifs étaient d’améliorer notre autonomie protéique afin d’éviter d’acheter entre autres du foin de luzerne, d’améliorer la qualité des fourrages, et finalement d’augmenter la production de lait par vache.
Avant l’arrivée du dernier associé installé, nous avions plutôt une productivité fourrages intensive avec seulement 150 hectares pour 110 laitières et la suite.
Karyl nous a proposé l’implantation de luzerne afin de ramener de la protéine et de la sécurité fourragère. Aujourd’hui, malgré la reprise de surface, nous avons conservé la luzerne qui sécurise l’apport en protéines dans la ration.
Au moment où le point de protéine du tourteau de soja était cher, Karyl nous a proposé d’incorporer de la drèche de brasserie humide en nous expliquant tous ses bienfaits. Au-délà de l’apport en protéines, l’aspect levures et lactogène de la drèche nous a permis de monter de 3kg de lait par vache.
Le suivi du troupeau est primordial. Karyl passe régulièrement, et à la demande si besoin, surveiller l’évolution du troupeau par les bouses ou encore les NEC. Il est aussi présent pour évaluer les dates de récoltes des fourrages afin de mettre toutes les chances de notre côté pour rentrer des fourrages de qualité.
Nous attachons également une attention particulière au suivi économique, par le suivi notamment de la marge alimentaire chaque mois afin de garder une cohérence dans le système. Karyl est aussi là pour nous alerter s’il se rend compte d’une incohérence.
Notre ration est aujourd’hui diversifiée. Elle est semi-complète, avec une ration mélangée à l’auge couvrant 30kg de lait, et une complémentation au DAC par une VL fermière composée de nos céréales et de tourteau. Tous nos fourrages sont analysés. Nous avons pu également réaliser, sur les conseils de Karyl, une analyse des minéraux et oligo-éléments sur la ration complète afin de recaler au mieux la composition et l’apport de notre minéral à la carte.
En complément de la ration laitières, nous sommes très attentifs aux vaches taries et préparation vêlage, ainsi qu’à leur démarrage en lactation. Les taries et prépa ont une ration spéciale et adaptée. La base de ration est faite d’un mélange paille/foin à volonté, ensilage de maïs, tourteau de soja, et de CMV spécial taries.
Au moment du passage en préparation vêlage, viennent s’ajouter 2kg de soja, de l’orge, du propylène, du chlorure de magnésium, et un mélange d’oligo-éléments et vitamines. Nous recherchons cette rigueur pour permettre aux laitières de démarrer au mieux leur lactation.
Nous vérifions systématiquement le dosage de Btoh 7 jours puis 21 jours après le vêlage. Si le dosage est supérieur à 1.5, alors nous intervenons. Seulement 6% des vaches ayant vêlé dans la dernière année ont eu besoin d’un accompagnement supplémentaire.
Nous produisons aujourd’hui 40kg de lait par vache, contre 33kg avant l’arrivée du suivi de Karyl. Nous livrons 1 680 000L de lait à 42.3g/L de TB et 33.6g/L de TP. »
Propos recueillis par Florine Damians, ACSEL Conseil Elevage



