L’expérimentation ROBUST a été réalisée en région Auvergne Rhône-Alpes auprès d’une cinquantaine d’exploitations. Les partenaires étaient nombreux : NEYA/FIDOCL, Conseil Elevage départementaux, IDELE et Vet’AGRO Sup. La région Auvergne Rhône Alpes a soutenu financièrement le projet. Les résultats ont été présentés au SPACE et au Sommet de l’Elevage pour la partie scientifique. En voici une restitution terrain pour mettre en œuvre des leviers rapide de prévention au stress thermique.
Caractérisation du stress thermique
L’étude a permis de mettre en évidence que le THI moyen journalier seul n’était pas suffisant pour révéler l’intensité du THI dans les bâtiments d’élevage. Il est absolument nécessaire de réaliser les mesures sur les animaux quand le THI est supérieur à 80. En plein été, dans nos conditions climatiques, cela correspond à des températures intérieures supérieures à 35°. Au-delà de ce seuil, le comportement des animaux se modifie fortement. La première observation significative est l’augmentation de la fréquence respiratoire. Le score moyen de fréquences respiratoires par minute dépasse les 60. Les animaux les plus sensibles approchent les 120. D’autres signes sont caractéristiques : bouches ouvertes, langues sorties, bave, animaux debout groupés. Une mesure simple a été réalisée : la température à l’épaule avec un thermomètre laser. Cela permet de sonder très rapidement tout le troupeau. Dans ces conditions très difficiles, la température à l’épaule moyenne des animaux dépasse les 35°, avec des températures pouvant approcher les 40°. Quelques températures rectales réalisées sur les animaux les plus à risques ont révélé des températures supérieures à 40°.

Pour le bien-être des animaux, la mise en place d’un douchage efficace permet de baisser la température corporelle et la fréquence respiratoire. Les animaux recommencent à ruminer et retournent à l’auge.
Les 2 ténors qui varient
A l’échelle du troupeau, les paramètres laitiers ont été suivis. Lorsque le THI maximum atteint 80 plusieurs heures par jour pendant au moins deux jours consécutifs, la mamelle va modifier des paramètres laitiers en raison du comportement altéré des animaux. Le taux protéique baisse fortement. -0.7 g/l est le seuil qui définit une phase intense de stress thermique. Ingestion et Digestion en berne se traduisent par du déficit énergétique, d’où la forte baisse du taux protéique. Avec ce bilan énergétique négatif, l’autre conséquence est l’augmentation du taux d’urée de 40 mg/l. Le suivi de ces paramètres grâce aux analyses fréquentes doit encourager à adapter une ration performante avec des fourrages de qualité, une adaptation des concentrés, une augmentation du sodium et la prévention de l’acidose.
Les abreuvoirs doivent être propres et en nombre suffisant pour permettre aux animaux de boire au moins 150 litres d’eau par jour.
Apport de Valomilk

Pour suivre ces phases de stress thermique, comprendre comment le bâtiment réagit aux températures, avoir des alertes pour anticiper les jours chauds et être en échange permanent avec votre conseiller, la pose d’un capteur Valomilk est une solution d’anticipation indéniable.
Le saviez-vous ? Si les animaux sont soumis de 11 heures à 21 heures, les pertes de production de lait peuvent dépasser les 3 litres sur la journée si aucune mesure de prévention n’est réalisée.
Patrice Dubois, Rhône conseil élevage





